Puissance des mythes et des récits de l’individu au collectif


Puissance des mythes et des récits de l’individu au collectif,
Analyse de dix traces d’expériences collectives

Benjamin Roux – Septembre 2016

Voici (enfin dirons certains) mon travail de recherche-action de ces quatre dernières années.

Ce document clôture ainsi mon travail dans le cadre du DHEPS du Réseau des Crefad et je l’ai soutenu devant l’Université en octobre 2016.

Ce document ne termine en aucun cas les réflexions que je partage sur ce site, elles ont débuté en 2011 par ce travail autour de la Culture des précédents et elles se poursuivent sous différentes formes dès maintenant. Je continuerai, dès lors, de vous tenir informé sur ce site de mes réflexions et questionnements. Continuer la lecture

La gazette

Itinérance et correspondance en recherche 2013-2015

Dans le cadre du DHEPS du Réseau des Crefad, nous nous rencontrons environ une semaine tous les deux mois. À cela s’ajoute le principe d’itinérance qui nous amène, d’une part, à ne jamais nous retrouver au même endroit et, d’autre part, à nous extérioriser de notre territoire de pratiques et de vie.

Les co-formateurs de cette recherche-action, qui dure sur trois ans, nous proposent comme cadre de mise au travail d’écrire dans les entre-deux de chaque session. D’abord, écrire dans le sens de la production de la recherche, mais aussi écrire dans la correspondance et l’échange avec nos collègues de promotion. Dès le début, il s’agit de nous mettre dans une démarche d’écriture venant nourrir directement (ou indirectement) le mémoire final. Ensuite, il s’agit aussi de mettre cet écrit au travail dans les échanges qui s’opèreront entre nous au sein de la promotion. Continuer la lecture

Matière à réflexion : mythe et storytelling

Peu de publications ces derniers temps mais les réflexions et le travail de ces questions vont bon train. Mon travail de recherche-action atteint une nouvelle échéance avec une soutenance universitaire en septembre prochain. En attendant de vous donner à lire les dernières avancées de ma réflexion, je souhaitais vous partager les différents matériaux qui, chacun à leur manière, ont nourri mes six derniers mois sur les question de storytelling et de mythe : Continuer la lecture

Trace, récit et faire-faire

Au commencement : la trace

Durant toute cette recherche-action j’ai fait mien le terme trace. Je me le suis approprié afin qu’il devienne partie intégrante de mon vocabulaire de recherche. Cela part du besoin d’un terme qui tente d’ouvrir les possibles plutôt que d’enfermer mes propos lorsque je m’adresse à des personnes. Un terme qui me permette de regrouper les matériaux sur lesquels je souhaite travailler tout en pouvant être commun aux personnes avec qui je me suis entretenu. Un terme tout à la fois explicite tout en n’ayant pas pour effet d’enfermer les possibles et de laisser à mes interlocuteurs l’espace pour exprimer ce qu’ils/elles en ont à penser et à dire1.

Continuer la lecture

Pour une culture des précédents

En retraçant leurs histoires collectives et les questions qui les ont traversé, David Vercauteren et ses collègues en profitaient pour nous inviter à « faire circuler des récits en vue de nourrir des cultures de la fabrication collective »1. Leur envie était de ne pas se quitter « sans laisser une pierre sur le bord de la route »2, de laisser une trace pour soi et pour celles et ceux qui passeront par là ensuite.
C’est en discutant avec un archéologue, en train de rédiger sa thèse, que j’ai découvert ce qu’est la tracéologie. La tracéologie est une discipline liée à l’archéologie préhistorique et « qui a pour but de déterminer la fonction des outils par l’étude des traces produites lors de leur utilisation »3. Connaître l’utilisation qui a été faite d’un outil (taille de peau, découpe de viande…) permet de préciser l’activité du lieu en question.
Le lien concret de la tracéologie – dans le domaine archéologique – avec la question des expériences collectives et de leurs traces – dans différents champs (politique, social, économique…) – pourrait s’essouffler assez vite. Mais cette tentative d’utilisation d’un vocabulaire scientifique existant dans un domaine comme néologisme dans un autre n’est qu’une porte ouverte, un appel à «  l’étude des traces produites lors d’ » expérimentations et d’actions dans l’idée de constituer des savoirs issus de pratiques, des savoirs expérientiels4.

Continuer la lecture